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La mesure prévue visant à restreindre les droits des passagers est pour l'instant écartée. Pour les voyageurs de la Costa Blanca, une règle importante reste donc en vigueur : toute personne arrivant à destination avec un retard d'au moins trois heures peut toujours prétendre à une indemnisation.
Alicante-Elche Miguel Hernández, Valence, Murcie-Corvera : pour de nombreux habitants de la Costa Blanca, les vols font partie du quotidien. Visites familiales, rendez-vous, voyages d'affaires, correspondances… En cas de retard, chaque heure compte souvent. C'est précisément pour cette raison que l'accord conclu récemment à Bruxelles revêt une importance particulière pour de nombreux passagers.
Après des semaines de négociations sur la réforme des droits des passagers aériens de l'UE, les règles d'indemnisation actuelles devraient être maintenues dans leur essence. Selon les informations de Reuters et de la ZDF, les États membres de l'UE ont retiré leur demande visant à ne prévoir des indemnités qu'à partir d'un retard de quatre heures. Ainsi, en l'état actuel des choses, la règle des trois heures reste en vigueur.
Les passagers qui arrivent à destination avec au moins trois heures de retard peuvent toujours prétendre à une indemnisation forfaitaire. Le montant de cette indemnisation dépend de la distance parcourue :
Cela concerne de nombreux vols court-courriers en Europe. Ce n'est pas seulement le départ retardé qui est déterminant, mais l'heure d'arrivée effective à destination.
Pour les longs trajets européens et de nombreuses liaisons entre l'Espagne et d'autres pays de l'UE, l'indemnisation de 400 euros reste d'application.
Pour les vols long-courriers, les passagers devraient continuer à pouvoir percevoir jusqu'à 600 euros si les conditions sont remplies.
L'indemnisation n'est versée que si la compagnie aérienne est responsable du retard.
Il peut s'agir de problèmes techniques, d'erreurs d'organisation ou d'un retard dans la planification des interventions.
Il en va autrement en cas de circonstances exceptionnelles, telles que des conditions météorologiques extrêmes, des risques pour la sécurité ou certaines grèves échappant au contrôle de la compagnie aérienne. Dans de tels cas, le droit à indemnisation peut ne pas s'appliquer.
Il est donc important que les passagers conservent une trace du numéro de vol, de la confirmation de réservation, de la carte d'embarquement, des communications de la compagnie aérienne et de l'heure d'arrivée effective. Toute personne souhaitant faire valoir une réclamation doit dans un premier temps s'adresser directement à la compagnie aérienne.
La réforme ne concerne pas uniquement les indemnités. À l'avenir, les compagnies aériennes devront afficher leurs tarifs de manière plus transparente, notamment en ce qui concerne les bagages à main et les frais supplémentaires lors de la réservation. L'objectif est de permettre aux voyageurs de mieux comparer les tarifs aériens et d'éviter que les frais n'apparaissent qu'à un stade avancé du processus de réservation.
Les familles doivent elles aussi bénéficier d'une meilleure protection. Les enfants et les personnes qui les accompagnent ne doivent pas être séparés sans raison valable lorsqu'ils voyagent ensemble. Des règles de protection claires doivent également s'appliquer aux personnes à mobilité réduite.
Ce compromis constitue une étape importante, mais il ne s'agit pas encore d'une loi définitivement adoptée. Les négociateurs du Parlement européen souhaitent examiner le texte lundi 15 juin 2026 à Strasbourg. Ensuite, le Parlement et les États membres de l'UE devront encore approuver officiellement la réforme.
D'ici là, les droits des passagers aériens de l'UE actuellement en vigueur continuent de s'appliquer. Pour les voyageurs au départ d'Alicante, de Valence ou de Murcie, cela signifie que le seuil déterminant pour l'octroi d'une éventuelle indemnisation reste fixé à trois heures de retard à destination.
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