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D’un maître coiffeur en Allemagne à un salon de bien-être à Els Poblets : un nouveau départ marqué par la passion, le courage et la conviction profonde qu’une coupe de cheveux peut changer bien plus que l’apparence physique. Ben Weidner CBM s’entretient avec Volker Dietz.
Lorsque nous avons rencontré Volker Dietz en décembre pour notre numéro de Noël, il nous avait promis : „ Revenez l’année prochaine, je vous en dirai plus. “ Le moment est enfin venu. Quelques mois plus tard, nous sommes de nouveau assis dans son charmant salon à Els Poblets, entourés de miroirs, de ciseaux et de l’odeur du café fraîchement moulu. Une musique apaisante joue en fond sonore tandis que Volker parle avec un enthousiasme palpable de son parcours : de sa passion pour le métier, de ses choix audacieux et de la manière dont on peut, après 40 ans d’expérience professionnelle, prendre un tout nouveau départ. Cette conversation ne porte pas seulement sur les coupes de cheveux, mais aussi sur le renouveau, la joie de vivre et le courage de redessiner consciemment sa propre vie.
Volker, tu as commencé ta formation à l'âge de 15 ans dans un grand salon de Pforzheim et tu as obtenu ton diplôme de maître artisan en 1993. Que s'est-il passé ensuite ?
Après ma formation et mon apprentissage, j'ai très vite su que je voulais concrétiser mes propres idées et développer mon propre style. Ce n’est pas facile dans une grande entreprise. J’ai donc franchi le pas vers l’indépendance en 1994 et ouvert mon propre salon de coiffure. Ce n’était pas un petit projet : au fil des années, c’est devenu une véritable entreprise avec plusieurs employés. J’avais une équipe formidable, de nombreux clients fidèles, mais aussi beaucoup de responsabilités. Cela impliquait bien sûr beaucoup de stress. La gestion du personnel, l’organisation des rendez-vous, la pression économique : tout cela faisait partie du quotidien. Ce fut néanmoins une période enrichissante, dont j’ai beaucoup appris.
Quand l'envie d'émigrer est-elle apparue ?
Je m'en souviens très bien : c'était mon 30e anniversaire. Je l'ai fêté dans une magnifique finca à Majorque, entouré de gens formidables, dans une ambiance méditerranéenne. C'est là que j'ai eu le déclic. J’étais fasciné par la sérénité des gens, la nature, le mode de vie. Dès lors, cette idée ne m’a plus quitté. De retour en Allemagne, je me suis tout de suite mis à m’intéresser à l’immobilier à l’étranger. D’abord Majorque, puis le continent est entré en jeu.
Alors, pourquoi t'es-tu retrouvé sur la Costa Blanca ?
C'est grâce à un agent immobilier spécialisé dans l'étranger, rattaché à une caisse d'épargne-logement allemande, que j'ai découvert la région autour de Dénia. La Costa Blanca présente plusieurs avantages par rapport à une île comme Majorque : elle est plus facile d’accès, un peu plus tranquille, moins envahie par les touristes… bref, elle est tout simplement plus authentique. J’y ai trouvé une petite propriété pleine de charme et j’y ai régulièrement passé mes vacances au cours des années suivantes. En 2002, j’ai enfin réalisé mon rêve : devenir propriétaire de ma propre petite maison.
Tu vis à Els Poblets depuis 2024.
Que s'est-il passé entre-temps ?
J’ai fait la navette pendant près de deux décennies. Je passais régulièrement quelques semaines ici, puis je retournais en Allemagne dans mon salon. Mais la situation des travailleurs indépendants devenait de plus en plus difficile : bureaucratie, hausse des coûts, pénurie de personnel. J’ai réalisé à quel point cela me pesait, tant physiquement que mentalement. Le plaisir que je tirais de mon métier, autrefois si grand, a souffert de cette pression. J’ai donc pris une décision : je ferme mon salon en Allemagne et je repars à zéro ici. Mais en choisissant délibérément une activité plus modeste, plus personnelle et plus détendue.
Donc : tout abandonner et repartir à zéro ici ?
Exactement. Fin 2023, j'ai tourné la page sur mon séjour en Allemagne. Le déménagement définitif en Espagne a eu lieu en janvier 2024. J'ai rapidement trouvé un local adapté à mon nouveau salon à Els Poblets. J'ai ouvert mes portes le 15 février 2024 – et ce fut un succès dès le premier jour.
Alors ? Tu le regrettes déjà ?
Au contraire ! J'en suis très reconnaissante. L’accueil a été formidable : de nombreux clients sont venus grâce à des recommandations personnelles. Je suis particulièrement ravie que de plus en plus d’Espagnols trouvent le chemin jusqu’à moi. C’est pour moi un beau signe de reconnaissance et cela montre que mon concept et moi-même les convainquons également. Chez moi, chaque client dispose de son propre créneau horaire. Pas de salon bondé, pas de pression liée aux rendez-vous, pas d’agitation. Au contraire, je prends le temps d’écouter et de conseiller chacun individuellement. C’est tout aussi épanouissant pour moi que pour mes clients. J’ai délibérément choisi de ne pas emporter avec moi tout ce stress de mon ancien quotidien professionnel. Ici, ce qui compte, c’est la qualité, le calme et les relations humaines.
À quoi est dû ce succès, à ton avis ?
C'est l'ensemble de ces éléments qui fait la différence. 40 ans d'expérience dans le métier de coiffeur, la passion pour mon métier, des produits de grande qualité et surtout : une ambiance détendue. Pour beaucoup, venir chez moi, c'est comme s'accorder une petite pause – certains parlent même de « mini-vacances ». Et quand cela s’accompagne d’un massage apaisant du cuir chevelu, c’est une expérience de bien-être totale. Je pense que c’est exactement ce que beaucoup recherchent aujourd’hui : un peu de détente, même chez le coiffeur. Et quand le bouche-à-oreille fait son effet, c’est la plus belle des réussites.
Merci beaucoup pour cet entretien, Volker – et à bientôt au Salon !
Une visite chez Volker Dietz, c'est comme une bouffée d'air frais pour l'esprit et le quotidien : une ambiance détendue, un accueil personnalisé et le sentiment d'être au bon endroit au bon moment.
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